Confiance

Maya Retouche 1-05310

Maya.
Date : 29/7/2015
Lieu de rencontre : Rue Leclerc, 75014, 20h.
Trajet : Glacière – Denfert-Rochereau.

J’ai une histoire complètement dingue avec le vélo : j’ai toujours très mal fait du vélo, on m’a pas bien appris. Quand j’ai voulu reprendre vers mes 18 ans j’ai repris avec un vélo de mec, avec la barre haute – là, camion de pompier qui passe, panique générale : je freine, j’atterris avec l’entrejambe pile sur la barre, urgences, trois points de suture là-où-on-sait : ça m’a complètement dégoûtée… et après, le prix du pass Navigo et le métro m’ont encore plus dégoûtée que ma peur du vélo, et je suis allée m’en racheter un pour me déplacer – c’était en avril de l’année dernière.

Les débuts étaient un peu difficiles et dangereux, mais ça vaut le coup – je fais la ligne 6, donc je vois les gens dans la rame, et franchement, quand il fait 35 degrés, que je les vois dans le métro en train de suer la tête contre la vitre alors que je suis à l’ombre dans la petite allée…bon ça monte, mais c’est pas grave. Quand il pleut j’aime bien le métro, je n’ai pas encore osé la cape de pluie, et puis j’ai aussi peur de déraper.

Les montées, on s’y habitue ; la première ça fait mal et ensuite c’est bon…j’arrive pas à aller plus vite que ça, je meurs : j’ai très confiance en moi, mais je sais très bien ce que je ne sais pas faire, c’est-à-dire aller vite dans les montées.

J’ai jamais eu vraiment l’occasion de faire du vélo hors de la ville, mais pourquoi pas. Après, ça a vraiment commencé à Paris pour éviter les transports. Les voitures à Paris, c’est l’horreur : parfois j’ai envie d’avoir un petit sac de cailloux, et à chaque fois que y a un connard qui ne regarde pas, qui déboîte – j’ai failli me faire renverser un million de fois – lui balancer un caillou, même petit, histoire de dire. Quand j’ai un chewing-gum, je le prends, je le balance. Et il faut avoir une espèce de radar à 360 degrés.

Mon vélo, c’est un vélo premier prix, sans équipement particulier. Là, mes vêtements, c’est parce que je reviens de la salle de sport, mais sinon c’est mes vêtements de tous les jours. Mais mon vélo, j’ai eu vraiment beaucoup de chance quand je l’ai acheté ; je voulais surtout pouvoir toucher par terre, parce que j’étais un peu traumatisée : le gars de la boutique a démonté l’ancienne selle, en a pris une autre, l’a coupé à la bonne hauteur, et j’ai pu partir comme ça. D’ailleurs, ma selle, je l’enlève tout le temps : j’ai une collègue qui se l’est fait piquer juste devant le bureau.

C’est pas quelque chose que je partage avec mes amis. Sinon, je les force à prendre un vélib, mais parfois je me sens un peu seule. C’est vrai que quand il fait beau comme ça, ça fait plaisir de voir qu’il y a beaucoup de gens dehors, j’ai l’impression de partager quelque chose.

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